Pendant le Covid, en télétravail, j'en étais à quatre canettes de soda par jour.
Quatre.
Je savais que c'était beaucoup trop de sucre. Je savais aussi que je ne comprenais pas la liste d'ingrédients. Et je continuais, parce que j'aimais ça.
Je ne voulais pas arrêter. Je voulais mieux.
Un soda qui ait le goût d'un soda, beaucoup moins de sucre, et une étiquette que je puisse lire. Il n'existait pas. Alors on l'a fait.
Sur le papier, c'était simple. Dans un laboratoire, ça a pris une vingtaine de recettes. Trop acides, d'abord. Puis trop sucrées, c'est-à-dire exactement ce que je voulais quitter.
La règle n'a jamais bougé : si on perd le goût, on recommence.
Celle qu'on a gardée a moins de 1,5 g de sucres pour 100 ml, 7 g de fibres d'acacia par canette, et le goût d'un vrai soda. Elle s'appelle NOTY. Elle est fabriquée en France, dans une usine où je peux débarquer sans prévenir.
Avant même la première production, 1 470 canettes étaient précommandées. Par des gens qui, pour la plupart, ne l'avaient jamais goûtée.
Je bois toujours du soda. Moins. Et maintenant, c'est le mien.
Pierre Reichert, fondateur